Les réseaux sociaux chinois ont vu la polémique s’enflammer après la diffusion massive de vidéos qui montreraient Kylian Mbappé s’exprimant au sujet d’un mème dans lequel son visage est superposé à celui d’un dictateur chinois. Bien que l’attaquant français n’ait pas directement mentionné le nom de Mao Zedong dans la vidéo qui circule, un mème montrant son visage superposé à celui de Mao a fait sortir cette affaire du cadre de l’humour sur Internet. Lorsque l’identité d’un personnage historique devient un sujet sensible, une plaisanterie peut rapidement se transformer en scandale médiatique.

Selon les informations disponibles, plusieurs grandes marques chinoises auraient mis fin à leur collaboration avec Mbappé à la suite de cette polémique. Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, a déclaré que les propos et les actes jugés offensants pour les sentiments du peuple chinois se heurteraient à une opposition. Cependant, le lien direct entre les déclarations de Mbappé et la décision de chaque marque doit être vérifié au cas par cas, plutôt que de considérer a priori que tous ces événements découlent d’une seule et même cause.
L’ironie réside dans le fait que Mbappé est souvent surnommé en plaisantant le « dictateur » du football en raison de son influence sur les décisions techniques. Mais lorsque la plaisanterie touche à Mao Zedong, l’histoire prend une tout autre dimension. Pour une star au rayonnement commercial mondial, la frontière entre humour, symbolisme politique et intérêts commerciaux est parfois plus ténue qu’on ne l’imagine. Un mème peut se propager en quelques secondes seulement, mais ses répercussions sur l’image et les contrats publicitaires peuvent durer bien plus longtemps.










